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Mardi 14 juillet 2009

La boîte aux vilains mots vient d'être mise à jour! Vous pouvez y accéder sur la partie gauche de l'écran ou en cliquant ici

Si vous avez des contributions, n'hésitez pas...
On entend pas mal de bêtises ou d'idées préconcues sur l'adoption et il nous faut souvent une bonne dose de patience ou d'humour!!

Par temoignageadoption - Publié dans : Les réactions de l'entourage - Communauté : Adoption internationale
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Mardi 26 mai 2009

Claire m'a envoyé le lien vers son site qui parle de l'adoption de son petit garçon Victor en 2004 en Colombie et de sa petite fille Nais au vietnam en 2005
De jolis récits de leurs rencontres, et de leur vie de tous les jours... Deux mignonnes petites bouilles à découvrir!!

http://lesminimous.e-monsite.com/

Par temoignageadoption - Publié dans : Liens - Communauté : Adoption internationale
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Mercredi 28 janvier 2009

Je viens de créer deux pages fixes (à gauche de l'écran) qui regroupent les gentilles et les vilaines choses que l'on entend lors du parcours d'adoption (avant, pendant, après... tout le temps quoi!)

Bizarrement, vous remarquerez que proportionnellement on retient plus les mauvaises que les gentilles... Je préfèrre penser ça que de croire que l'on en entend plus de mauvaises que de gentilles!

Si vous voulez contribuer, vous pouvez me laisser un commentaire ici ou m'écrire sur :
temoignageadoption@gmail.com

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Par temoignageadoption - Publié dans : Textes - Communauté : Adoption internationale
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Lundi 12 janvier 2009

Pour ceux qui ne le connaissent pas, et pour ceux qui le connaissent, on ne s'en lasse pas...
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DEUX MÈRES POUR UNE VIE

Il était une fois deux femmes
qui ne s'étaient jamais rencontrées,
l'une dont tu ne te souviens pas,
l'autre que tu appelles "maman".

Deux vies différentes
dans l'accomplissement d'une seule, la tienne,
l'une fut ta bonne étoile,
l'autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t'apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d'amour,
la seconde fut là pour le combler.

L'une te donna tes racines,
l'autre t'offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L'une fit naître en toi l'émotion,
l'autre calma tes angoisses.
L'une reçut ton premier sourire,
l'autre sécha tes larmes.

L'une t'offrit en adoption,
c'est tout ce qu'elle pouvait faire pour toi.
L'autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l'éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

De l'une et de l'autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l'AMOUR.

Par temoignageadoption - Publié dans : Textes - Communauté : Adoption internationale
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Lundi 5 janvier 2009

Après le coup de fil tant espéré (voir récit en cliquant ici), vient le départ...Par tioteln62
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A peine rentrée de mon stage, j'ai fait mon paquetage au plus vite.

Le lendemain nous étions à Roissy, plusieurs heures à l'avance! On est jamais trop prudent!

Au comptoir de l'aéroflot, deux touristes se dirigent droit vers moi et me parlent russe directement. Gloups! J'en reste bouche bée, je comprends rien et arbore une figure tellement interloquée que mon mari en rit et en rira sûrement encore dans quelques années. A ma décharge, je dois dire que le stress des dernières semaines, le travail, les papiers à réunir, la crainte de l'inconnu et de la rencontre...tout cela avait déjà de quoi me retourner. Alors si en plus on commence à me parler russe à Paris!

Bref, ce fut un avant goût du voyage...

 

Nous partons et dans le premier avion qui nous a mené vers Moscou la crainte est surtout celle de réussir le transfert d’aéroport. Et il faut dire que nous ne fûmes pas déçus de l’aventure. Arrivés sur place, nous nous apercevons que les bagages qui normalement devaient être automatiquement transférés aux deuxième aéroport ne le sont pas. Nous n’avons que deux heures pour les récupérer, changer d’aéroport, nous enregistrer et embarquer. Au retour, où nous disposerons d’une heure de plus, nous nous apercevrons que nous n’y arriverons pas en deux petites heures. Mais pour le moment et à l’aller, et cela dans des conditions épiques puisque personne ne parle anglais, la chance fut apparemment avec nous et non sans stress nous réussissons l’exploit. Nous arrivons donc dans le deuxième aéroport pour prendre le deuxième avion vers la sibérie.

 

Déjà le changement d’ambiance est notable : ce n’est plus un aéroport international mais un aéroport pour lignes intérieures. Nous ne comprenons évidemment pas un mot ni ne pouvons lire d’ailleurs puisque tout est en cyrillique. Mais nous embarquons tout de même dans un avion dont la conception date des années 60. Habitués que nous sommes au confort et à la modernité des Airbus et Boing, il faut bien avouer que nous ne sommes guère rassurés. Au décollage, j’écrase à moitié le bras de mon mari car le bruit des moteurs qui ressemble à celui de l’essorage de ma machine à laver le linge ne m’inspire pas beaucoup. Il m'avouera plus tard avoir sérieusement douté lui même du succès de notre décollage considérant la lenteur avec laquelle l'avion s'est élevé… Mais nos inquiétudes occidentales ne sont pas justifiées et nous arrivons sans encombre à 05h45 heure locale soit 01h45 heure de Paris. En somme c’est une nuit sans sommeil pour nous. Comme nous sommes fin juin, ce sont là bas ce qu’ils nomment les « nuits blanches ». A l’équinoxe, le soleil ne se couche quasiment pas. Il y a tout juste une légère pénombre.

Le chauffeur vient nous cueillir groguis par le voyage à l’aéroport avec un mot de la traductrice. Il doit nous amener jusqu’à l’hôtel qui ne pourra nous donner la chambre que deux heures plus tard. Nous voilà donc partis pour une première visite très matinale dans Tioumen à la recherche d’un café et aussi d'un distributeur d'argent. Dehors des jeunes gens fêtent la victoire de la Russie contre la Hollande à la coupe d’Europe de football… C’est la liesse : drapeaux, klaxons... En désespoir de cause et ne trouvant pas de café nous arrivons devant un Mac Donald fraîchement construit ! Dépaysement garanti...

Quelques heures d’errance plus tard et après avoir avalé un petit déjeuner (bien que nos estomacs soient restés à l’heure française) , nous nous couchons pour deux petites heures de sommeil bien gagnées… Les nerfs tombent, je m’endors comme une masse. Mais seulement deux heures plus tard, le réveil sonne et nous nous dépêchons de nous préparer pour faire la connaissance de notre traductrice. Elle nous accueille bien gentiment en nous montrant le supermarché (important pour survivre !) qui recèle tous les produits que nous connaissons bien et dont certains sont directement importés de France (notamment du fromage) ou d’ailleurs (chocolats suisses etc…). Peu aventurière de nature, cela a d’ailleurs un petit côté « rassurant ». Nous passerons le reste de la journée à manger donc à des horaires fantaisistes (mon estomac étant resté durant ce voyage sur des horaires bizarres) et surtout à essayer de dormir (là aussi notre horloge interne grognait intérieurement !).

 

Et puis vint le jour de la rencontre. Evidemment nous sommes prêts largement à l’avance. Je mets la tenue que je me suis spécialement achetée pour l'occasion. C'est un peu futile mais c'est ma façon de marquer l'événement. Mon mari lui, revêt le costume plié précautionneusement. Chemises, cravate, costume: il faut être respectueux des autorités et des usages…

Evidemment nous avons le doudou « lapin », les jouets préparés dans le sac à dos. Evidemment nous sommes intimidés en attendant l’interprète à l’hôtel…

J'essaie de me remémorer intérieurement ce que j’ai lu par ailleurs dans les bouquins et me dis que :

1/ je ne dois pas pleurer et dois me maîtriser

2/ la petite peut et va même sûrement pleurer, réaction normale qui ne présage en rien de nos futures relations…

 

Sérieux, le ventre noué (et ce n’est pas du uniquement au décalage et à un afflux variable et désordonné de nourriture) nous suivons la traductrice au bureau de l’adoption. Nous rencontrons une fonctionnaire qui nous souhaite la bienvenue et nous pose quelques questions. Qui sommes nous, pourquoi voulons nous adopter et pourquoi en Russie… Tout cela est très formel, un peu austère mais c’est normal somme toute. Elle effectue son travail: elle représente l'état russe qui ne nous connaît pour le moment que par dossier. Elle nous relit ensuite le dossier médical, les éléments du passé de la petite qu’elle a dans son ordinateur. C’est très administratif. Je suis un peu intimidée. Nous l'écoutons nous parler en russe mais ne comprenons évidemment rien, nous attendons sagement la traduction de notre interprète puis le dialogue repart dans l'autre sens… C'est un peu bizarre ce jeu de va et vient.

Peu après elle nous donne son accord et nous partons pour l’orphelinat…

 

C'est un bel orphelinat situé en plein centre ville à deux pas de la place principale. Il est ceinturé d'un jardin qui comporte des jeux et des espaces pour les enfants. Les bâtiments sont bien entretenus et sont rénovés apparemment très régulièrement. Un garde armé surveille l'entrée. L'intérieur est joliment décoré avec des cadres et des dessins d'enfants et je ne peux m’empêcher de remarquer que c'est de plus très propre. Je suis rassurée sur les conditions de vie de la petite…

 

Nous rencontrons tout d'abord la directrice de l'orphelinat. C'est une dame coquète, d'une cinquantaine d'années qui aime "ses" enfants. Elle a à cœur que ces petits trouvent une famille et nous le comprendrons bien vite, elle devait sûrement être également inquiète de savoir quel type de parents sa protégée aurait. S'occuper au quotidien d'enfants et les voir s'en aller, même si c'est votre métier, cela ne doit pas être évident…

Elle parle avec enthousiasme (même si on ne comprend pas directement, on voit bien son regard plein de tendresse) de l'enfant, cite ses nombreuses qualités, nous explique aussi gentiment les manques affectifs qu'elle ne peut palier… Etant elle-même médecin, elle nous évoque brièvement le dossier médical mais nous y reviendrons plus tard avec le médecin de l'orphelinat. Elle s'attarde plus longtemps en revanche sur l'histoire de la petite et nous donne tous les éléments en sa possession sur son vécu et sur les raisons de son placement en orphelinat.

 

Nous nous dirigeons ensuite en sa compagnie vers la salle de vie de la petite. Elle appartient au groupe "petit soleil". L'orphelinat compte trois groupes: le groupe des bébés, le groupe des enfant sachant marcher et se débrouiller (de 1 an environ jusque 3 ans) et enfin un groupe d'enfants lourdement handicapés qui sont pour la plupart atteints du syndrome d'alcoolisation fœtale.

Le groupe est alors en promenade dans les jardins autour du bâtiment, nous suivons donc la directrice à la recherche du groupe. Mes jambes me portent mais je marche comme un robot.

 

Tout d'un coup, nous voyons une nourrice avec une poussette comprenant plusieurs enfants et "tractant" d'autres enfants derrière elle. C'est le groupe de la petite. La directrice l'appelle par son diminutif et avant même que je comprenne quoi que ce soit, la petite s'éjecte de la poussette, court vers nous et saute dans les bras de la directrice qui me la met aussitôt dans les bras. Sans que j'ai le temps de réaliser, et encore moins de ressentir quelque chose, son visage se trouve à 10 cm du mien. Je me raidis un peu en me disant: "elle va pleurer". Mais non, elle est là, le visage sérieux, profitant de ce poste d'observation inespéré à regarder à droite, à gauche.

 

Nous retournons à l'intérieur et on nous propose de gagner la salle de jeux. C'est, à vrai dire, une salle très grande qui comporte beaucoup de jouets: toboggan, peluches, bac à boules, petites chaises… C'est une sorte de salle des fêtes. On nous laisse en compagnie de la petite qui n'a pas quitté mes bras. Deux nourrices s'assoient dans un coin en discutant entre elles… Je ne m'en suis même pas aperçue sur le moment mais elles étaient évidemment là pour observer et voir si tout allait bien, ce qui est tout à fait compréhensible. Pour ma part, je suis tellement absorbée par elle que je ne vois rien d'autre. Nous lui présentons tout doucement les petits jouets que nous avons amenés et nous essayons de l'apprivoiser. Elle est sur la retenue et quand j'observe les photos de cette première journée, je trouve son regard un peu craintif et distant. Pourtant sur le moment, toute à ma joie, je ne sentais pas tant cette réserve légitime de sa part…

 

La directrice nous avait énoncé le fait qu'elle cherchait à avoir un contact privilégié avec un adulte, qu'elle manquait de lien affectif et il est vrai que c'est palpable. Pendant ces premiers instants, elle ne parle pas du tout, elle reste entre mes jambes, me suivant dès que je bouge. Nous l'observons comme le pédiatre français nous l'avait recommandé mais de toute manière l'instinct maternel parle. Elle est petite certes (à 19 mois elle fait la taille d'un enfant de 12 mois), mais je la vois marcher, s'assoir et se relever, saisir les objets, s'intéresser et suivre un objet du regard comme tous les enfants de son âge. Je suis rassurée.

 

Est-ce habituel ou est-ce pour notre venue, mais les nourrices l'ont faite "belle" et lui ont mis de gros nœuds blancs et rouges dans les cheveux… Elle ressemble à un personnage de dessin animé japonais avec ses grands et beaux yeux bleus, sa petite jupette et ses gros nœuds! Elle est bien plus jolie que sur les photos de l'attribution et surtout je la trouve magnifique…

Pendant l'heure qui suit, emportés par notre enthousiasme, nous la sollicitons beaucoup avec les jouets. Tout est un peu désordonné, intense et au bout d'un moment, je reconnais sur son visage les signes classiques de fatigue, je l'installe alors doucement dans mes bras et après quelques instants, elle s'endort contre moi. Comment expliquer alors ce sentiment de plénitude qui m'envahit? Bizarrement, alors que je me trouve à des milliers de kilomètres de chez moi, avec dans mes bras un enfant que je ne connaissais pas une heure auparavant, je me sens à ma vraie place et enfin complète.

 

Vient l'heure du repas, et nous devons réveiller la petite et la conduire à sa salle de vie. Nous avons alors la chance d'assister à la fin du cours de musique. Une dame vient apparemment de temps en temps pour les faire chanter et ainsi les éveiller. Cette activité, comme toutes les autres d'ailleurs, se fait en groupe. Si l'orphelinat est assez richement doté, il faut avoir cependant conscience du manque affectif que procure une vie de collectivité. Tout y est encadré, rythmé, il n'y a que peu de place à une liaison personnelle, privilégiée entre un adulte et un enfant. La professeur de musique à qui on avait sûrement expliqué les raisons de notre présence mit alors un point d'honneur à faire chanter et danser notre petite fille au milieu de ses camarades. Elle devenait ainsi pour quelques minutes la vedette de son groupe et d'une comptine dont le personnage principal était un crocodile en peluche. La professeur, enthousiaste et adorable, nous loua vivement les mérites de notre enfant, vantant son oreille musicale et nous déclarant qu'elle avait un don pour la musique (elle a tout juste 19 mois…).

 

A l'issue du cours de musique, une nourrice dit quelque chose qui devait sûrement être "à table" car les enfants se ruèrent à leurs tables à manger. Chacun a sa place attitrée et il y a deux hauteurs de table différentes suivant la taille de l'enfant. Le bavoir en place, coincé sous l'assiette, les enfants attendent, on ne peut plus sérieusement, leur soupe blanche un morceau de pain à la main. Un des petits servi en dernier se manifeste bruyamment, histoire de rappeler qu'il n'a rien eu. On voit bien à leurs visages que l'instant est important. Ils ont entre 1 et 3 ans et mangent tous avec une dextérité incroyable et avidité leur potage au chou. Nous en profitons pour visiter la chambre commune où les 12 petits lits à barreaux sont alignés. Le nom de chaque enfant est inscrit sur le lit. Nous nous en allons discrètement, la petite nous suivant des yeux dans nos moindres gestes malgré l’attrait de son potage.

 

Nous faisons une petite pause et testons le Mc Donald repéré à notre arrivée. Mes intestins capricieux optent en effet pour une nourriture internationale et aseptisée. Nous avions le secret espoir qu'ils comprendraient notre anglais de voyage malheureusement les tentatives de mon mari lors de la commande s'achèvent bien vite par l'achat de deux hamburgers "big mac", seul mot n'ayant pas besoin d'être traduit… Nous nous en contenterons! Il fait beau, nous profitons un peu de la place principale et soufflons.

 

Nous repartons à l'orphelinat à 15 heures et arrivons pour la fin de la sieste. La petite joue au milieu de son groupe dans leur salle de vie. Son doudou « lapin » sujet de convoitises lui a déjà été pris par un garçon plus grand et plus fort qu’elle. En nous voyant la nourrice le replace vivement dans les bras de la petite.

Nous rencontrons alors le médecin qui nous montre sur la petite, portant juste une couche culotte, toutes ses cicatrices et petits "défauts". Celle-ci, installée sur les genoux du docteur, toute contente de nous voir revenir nous occuper d'elle, sourit, bat des bras et des jambes et s'accommode fort bien de cette situation incongrue… Lors de la démarche d’adoption et des différents entretiens que nous aurons, les autorités russes insisteront toujours pour que nous ayons connaissance et pleinement conscience des problèmes médicaux et des retards (enfin de ce qu’ils qualifient de retards) de notre enfant.

 

Nous profitons de l’après-midi assez chaude pour découvrir les abords de l’orphelinat et donc, nous explorons le jardin. Un détail amusant fut que les bancs de jardin étant en train d’être repeints, mon mari vit alors son pantalon décoré de ronds de peinture rouge et blanc…

La petite est toute heureuse de cet instant de liberté inespéré. En effet, je doute fort que la vie en groupe permette aux enfants de courir là où ils le souhaitent. Cet après-midi là, elle avait deux adultes tout à elle pour suivre ses moindres gestes et pour jouer avec elle !

 

Une assistante sociale des autorités russes fait un bref passage pour observer cette première prise de contact et faire son rapport. C’est ce moment que choisit notre petite pour courir partout tant elle était contente d’être au jardin donc au final je ne pus que très peu répondre à ses questions car j’étais occupée à courir derrière elle pour éviter qu’elle ne se blesse. Néanmoins, je la vis plus amusée qu’inquiète et son impression fut apparemment favorable.

 

Le soir, nous sommes fatigués mais heureux. Nous téléphonons brièvement à nos familles pour leur raconter et les rassurer. Ils sont fébriles au téléphone car ils attendaient et espéraient cet appel. Malgré la distance, j’entends les larmes dans la voix de ma mère.

 

Le lendemain nous revenons à l’orphelinat pour vivre une journée presque similaire. Le cœur battant très fort, je me demande si elle va nous reconnaître. La traductrice ouvre la porte de la salle commune, la petite mise à l’écart du groupe, qui est alors en promenade, m’aperçoit. Je m’accroupis et elle court vers moi, se précipite dans mes bras et me serre fort. Si fort, que encore aujourd’hui, quand je pense à cet instant, je sens ses bras sur les miens. Je ne sais même pas comment je réussis à ne pas pleurer.

 

Notre petite fille est habillée cette fois-ci avec une robe rose à frou-frou et porte toujours ces énormes nœuds dans les cheveux qu’elle n’a de cesse de tenter d’arracher. Un détail cependant qui me troubla fut de constater que sa tenue portait sur le devant inscrit au feutre noir un grand « 2 » qui est le numéro de son groupe. De plus, ses chaussures portaient son nom mais aussi le nom raturé de deux autres enfants auxquels elles avaient du appartenir avant elle. Je ne sais pas si les enfants ont conscience et souffrent de ce manque de « propriété » mais il est vrai que pour moi qui suis sans doute une privilégiée et pour qui la possession de mes chaussures a toujours été une évidence, cela m’a  émue et interpellée.

Cette anecdote n’est pas si anodine car ce système organisationnel s’inscrit dans le parcours de vie en collectivité de notre fille. Tout est conçu pour faciliter la vie, le nettoyage des vêtements, les achats de matériel et d’habits… L’utilitaire avant toute chose bien sûr.

 

Nous passons la journée de la même manière que la précédente entre le jardin et la salle des fêtes avec une interruption à midi pour déjeuner (nous retrouvons le Mc Do et arrivons cette fois-ci à commander avec plus de succès un menu entier en montrant du doigt ce que nous voulons!) et laisser la petite faire la sieste. Nous la voyons évoluer rapidement à notre contact pendant cette deuxième journée. La petite fille si anxieuse du premier jour est devenue rieuse, entreprenante, joyeuse. Elle parle peu mais son regard si triste et vide la veille devient vivant et même « canaille ». Elle sympathise avec mon mari et passe de l’un à l’autre pour jouer. Nous faisons de très longues parties de « coucou-beuh » et essayons tous les jouets. Elle rit aux éclats. Nous faisons les premières photos de notre future famille et savourons ces derniers instants.

 

L’après-midi, nous confirmons donc à la directrice notre intention de l’adopter. Puis c’est le départ. Je place la petite dans les bras de la directrice à regret mais consciente que cela doit se passer ainsi. Nous le savions dès le départ alors il vaut mieux faire vite et faire bonne figure devant elle. Elle rit toute à la joie de cet après-midi passé ensemble et ne comprenant pas que le lendemain elle ne nous reverra pas… Un rapide au revoir la gorge serrée et nous quittons l’orphelinat. Je me demande ce qu’il restera à la petite de notre venue. Ne le vivra t-elle pas comme un nouvel abandon ? Ca me fait mal d’avoir à faire ça.

 

Nous passons à nouveau par le bureau de l’adoption pour expliquer à la fonctionnaire que nous souhaitons lancer la procédure d’adoption. Elle prend acte et nous voilà repartis à l’hôtel. Sur le trajet, nous donnons à notre traductrice le prénom que nous avons choisi pour elle. Prénom qui fut l’objet de grandes discussions entre mon mari et moi. Elle portera donc ce prénom français que nous avons soigneusement choisi, le prénom russe d’origine, puis le prénom de ses deux grand-mères afin de l’inscrire dans notre histoire familiale. Quatre prénoms pour une identité complète respectueuse de ses origines, des nôtres et symbole de notre amour et de notre nouvelle vie de famille. Choisir un prénom ne fut pas pour moi anodin, cela a été notre premier acte de parents ainsi que notre premier cadeau.

 

Le lendemain nous repartons et faisons le chemin en sens inverse. Nous arrivons en France exténués. Nous sommes partis en tout cinq jours. Sur le chemin entre l’aéroport et la maison, je téléphone à nos proches, leur raconte notre périple. Je sens encore l’empreinte de ses petits bras sur les miens. Un petit peu d’elle est avec nous désormais.

Enfin arrivés à la maison, nous dormons plusieurs jours et commençons alors les démarches pour constituer le dossier de jugement.

Par temoignageadoption - Publié dans : Le jour où j'ai rencontré mon enfant - Communauté : Adoption internationale
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Mardi 21 octobre 2008

Céline nous raconte le voyage et la rencontre avec ses deux princesses (été 2008)

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le jour du départ avait enfin sonné...
nous passons la dernière nuit avant LE grand départ chez mes parents, pour la proximité des lieux…
réveil de très bonne heure pour rejoindre l'aéroport où nous allions embarquer pour le premier des 3 vols...pour arriver enfin sur l'île où nos filles nous attendaient...Haïti!
le voyage en voiture est extrêmement stressant : peur d’arriver trop tard, que l’avion ne puisse décoller (grève, retard…)…, peur de louper les avions suivants…
enfin nous entrons nos trois valises à la main…
et le premier vol Nantes-Paris se passe à merveille…
arrivés à paris nous rejoignons Arnaud, qui sera notre compagnon de « galère »…
départ vers St Martin….une île qui nous a paru paradisiaque par ses plages que nous avons survolées de très prêt …mais nous n’avons pu en voir plus : bloqué dans cet aéroport …alors que le troisième avion a du retard
le fils de gina doit nous accueillir sur place…un petit coup de fil pour le prévenir…et enfin le dernier avion décolle
« mesdames et messieurs, votre commandant, nous avons commencé notre descente vers Port au Prince… »
Nous arrivons enfin sur cette Ile où notre nouvelle vie va commencer…
Nous avons du mal à passer la frontière : les douaniers ne veulent pas nus laisser entrer…nous n’avons pas pensé prendre l’adresse de Gina avec nous…et sans adresse, on ne peut pas pénétrer sur le territoire…une douanière plus sympa accepte de nous laisser passer juste avec un numéro de téléphone…ouf
Vient après l’heure de récupérer les valises : deux sont présentes, et le pauvre Arnaud n’a pas récupéré la sienne…le temps de faire la déclaration et enfin nous sortons …
Il fait nuit, une chaleur étouffante, il est 18H30 heure locale, nous sommes épuisés par ce voyage
Claude Jr est là à notre sortie de l’aéroport…nous sommes poursuivis par des dizaines de locaux qui veulent porter nos valises …
En voiture…
Les routes sont chaotiques, la ville est encore éveillée…les haïtiens sont dans les rues, Claude klaxonne pour les faire fuir du milieu de la voie…
Les vendeurs sont encore en place : fruits, médicaments, alimentation…installés sur la route, à même le sol…
Les enfants traversent les rues en courant, jouant au chat et à la souris avec les voitures qui roulent à une vitesse qui nous parait impressionnante…
Nous arrivons chez Gina : un petit rhum coca…et zou au lit !
Nous rencontrons jean noël et Maryse et leur petit Mike Kenley…adorable, mais qui a l’air d’avoir du caractère…mais il n’est pas le seul !
Demain la plus dure des journées pour nous tous
Notre première nuit est difficile…et ne sera pas la dernière : les moustiques nous attaquent , la chaleur à laquelle nous ne sommes pas habitués…et puis l’angoisse du lendemain…
Le matin : réveillés en fanfare par le coq qui restera dans nos souvenirs aussi : là bas les coqs chantent 24H/24…jamais de pause, à notre plus grand regret…car les nuits sont courtes, mais d’autant plus avec ce joyeux chanteur…
Associés aux bagarres des chats sous les fenêtres de chambre…pas facile de fermer les yeux…
Nous sommes prêts de bonne heure : mais personne pour nous conduire chez immacula ...
Enfin nathalie arrive avec fanel, le chauffeur …c’est l’heure
C’est en trombe que nous partons pour les quelques dernières minutes de notre vie à 2 !!!
Nous bondissons dans cette voiture…la distance est très courte entre chez Gina et l’orphelinat …et en même temps nous vons l’impression que des heures s’écoulent…
Enfin nous apercevons le portail : celui que nous avions déjà tant de fois aperçu sur les photos…
Il s’ouvre après un petit coup de klaxon…et là pas de bruit tout est calme….
Autant dans la voiture où nous n’entendons que nos cœurs battre…très très fort ….que dans cet orphelinat dont nous avons rêvé tant de fois de passer la porte!
Nous suivons nathalie ….montons les marches 4 à 4 …et entrons dans cette minuscule pièce où tant de fois nous avons vu des parents entrer…
Et là à notre gauche : une table sur laquelle sont assises Rochella, Farah et Chloé…
Mon cœur n’a fait qu’un bon en les voyant et l’excitation fait que je suis tremblotante…
Je m’approche de mes filles….elles sont là ….elles sentent bon le karité…je les embrasse ….papa cédric me suit dans le mouvement après les avoir cherchées dans la salle sans s’apercevoir que je m’étais déjà approchée d’elles….
C’est ici que le début de l’histoire à commencé….Rochella vient dans mes bras, non pas sans un certain retrait….et Farah va avec papa…faire la distribution des piroulis (sucettes) à ses camarades de l’orphelinat
Un petit graçon dont je n’oublierai ps le visage s’accroche à moi…en m’appelant maman….il ne veut pas me lâcher….
Très vite après quelques photos, et les adieux aux nounous et autres enfants…nous quittons l'endroit où elles ont vécu pendant plus de 20 mois.
Je me sépare de celui qui pleure à grosses larmes son désespoir de ne pas quitter encore cet orphelinat…un dernier regard vers lui…c’est terrible cette situation….laisser ce petit être là bas !
Je sers très fort ma petite Rochella …j’ai trop peur qu’on me la prenne…et ne veux pas la lâcher….papa a la même réaction avec Farah…
Elles sont tellement belles et si fragiles à la fois….elles tiennent à peine debout…ont du mal à marcher…
L’arrivée au domicile de la directrice commence cette nouvelle vie…à 4 !
Enfin nous en avions tellement rêvé !

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Céline, dont les images et les sentiments de cette journée resteront à jamais gravés dans mon coeur et ma tête

Par temoignageadoption - Publié dans : Le jour où j'ai rencontré mon enfant
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Samedi 11 octobre 2008

Récit de tioteln62 sur l'attribution de sa petite fille en Russie
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J'étais en réunion au travail (réunion que j'animais qui plus est...) quand mon mari me fait demander de manière urgente au téléphone

Je savais "qu'il savait" que c'était une réunion importante alors j'ai eu très peur parce que j'ai bien cru qu'il y avait eu quelque chose de grave chez moi

J'ai couru jusqu'a mon bureau et la j'étais essoufflée et inquiète au tel, il me dit: "tu attendais une petite fille?"

Je comprenais rien et je me demandais encore qui était mort pour qu'il insiste autant et me fasse chercher de toute urgence.

Ensuite il me dit que l'OAA vient de l'appeler et qu'on a une attribution d'une petite fille née le 07 novembre 2006 en Russie.

Cela faisait plus de trois ans que j’étais persuadée que cela serait un garçon du fait qu’on nous avait prévenu qu’il n’y avait quasiment que des garçons à adopter à l’international en Russie alors sur le moment, je me suis presque dit que c’était une blague. Cela était tellement irréel, improbable aussi après toutes ces années d’attente, ces désillusions, que je m’entends encore dire au téléphone : « mais tu es sûr ? »

 

Même après qu’il me l’ait confirmé (plusieurs fois), je ne suis pas tout à fait sûre que je le croyais réellement. Le premier choc passé il me dit que c’est une fille aux cheveux châtains et yeux gris (comme les miens!). Nous n’aurons que cette description sommaire pendant plus de huit jours…

L’OAA nous demande une première confirmation par mél que nous souhaitons obtenir le dossier médical de la petite pour que notre correspondante là-bas sollicite ce dossier en notre nom. En 1h30 l’attestation est signée, scannée, et envoyée à l’OAA. La procédure d’adoption a en Russie récemment changé et tout est tellement plus compliqué désormais. Il faut se plier donc à ces exigences.

 

Evidemment, j’appelle immédiatement mes proches : mes parents, mes deux sœurs, une amie très proche… Ma mère pleure, moi du coup je pleure, bref tout le monde est ému. Je bafouille.

Avec mon mari on passe 1h30 au téléphone à discuter, mettre au point le consentement, scanner… Bref, mes collègues qui m’ont vu partir comme une furie de la réunion commencent à s’inquiéter et à passer le nez à la porte de mon bureau… Je les rassure d'un signe de tête et retourne donc en réunion, le téléphone portable en main prête à bondir au cas où…

Nous rentrons à la maison et là encore tout cela semblait bizarre… Nous n’avions rien d’autres comme élément que la date de naissance, la couleur des cheveux et des yeux. Pas de photographie. Cela peut paraître étrange mais j’avais bien du mal à y croire complètement sans photographie. Cette attribution ne se concrétisait pas. Pourtant je réouvre quand même  la porte de la chambre d'enfant prête depuis trois ans et que j'avais patiemment peinte... Je l'avais en effet résolument fermé à clef depuis 6 mois. C'était bien trop douloureux de voir cette chambre vide.

Il faudra attendre huit jours pour avoir un peu plus de nouvelles. Ce fut long et angoissant. Huit jours à se demander pourquoi cela tardait tant, si il n’y avait pas quelque obscure raison pour qu’on ne nous donne pas son dossier médical. Huit jours à ne pas oser acheter quoique ce soit pour elle... Dès que j'arpentais un rayon de vêtements pour enfant, systématiquement et sans le vouloir je me dirigeais vers les vêtements pour garçons. La force du conditionnement de toutes ces années... L'idée d'avoir une petite fille n'arrivait pas à faire complètement son chemin en moi. Je repartais donc du magasin toujours bredouille et déçue.

 

Huit jours après la première annonce, on obtient enfin le dossier et là cela a été très dur. L’OAA appelle mon mari en disant qu’il y a un « gros problème » dans son dossier médical et notamment « d’importants retards dans le développement psychomoteur-parole ». Quand mon mari m’appelle et me retranscrit ces dires, je me souviens que mon cœur s’est arrêté de battre et je me suis dit : « c'est fini ». 

 

Après tant d'années d'attente et de désillusions, le défaitisme n'est jamais loin. Mon mari m'envoie le dossier par mél au travail, et évidemment la messagerie bloque. A bout de nerfs et prête à m'effondrer, il me le lit et là je ne comprends plus. Bien que la conclusion finale du rapport parle de "gros retards", la description du comportement de la petite est on ne peut plus normal. A dix neuf mois, elle est très petite certes, mais mange seule, marche, s'intéresse aux activités, dit quelques mots simples... Rien d'alarmant. On ne comprend plus et on appelle en Russie, la représentante. Nous aurons que peu de réponses. Nous comprendrons plus tard (bien plus tard) qu'il y a un clivage culturel entre ce que on attend d'un enfant en France et ce qu'on en attend en Russie. Par delà ces différences, nos enquêtes sociales ont fait penser peut être au vu de nos travails respectifs que nous avions des attentes démesurées sur les capacités intellectuelles de l'enfant et pourtant il n'en est rien mais les traductions, les différences culturelles parfois...

 

Bref, après une très longue soirée passée à décrypter un dossier médical et de longues discussions, nous donnons notre accord pour rencontrer l'enfant. Je quémande une photo mais on me la refuse. Je l'aurai deux jours plus tard, là encore à bout de nerfs…

On m'a demandé quelle fut ma réaction en voyant la photo, si ce fut de l'admiration ou de l'amour directement... A vrai dire, pour ma part, ce fut plus une impression de surprise. Quelque chose du style: "ben c'est elle?". « Celle que j'attendais depuis 6 ans en fait, celle qui dans mon esprit était un garçon... Donc elle a cette tête là pour finir... ? » Quelque chose de ce style donc. Un peu compliqué quand même à gérer dans ma petite tête de se dire que l'enfant désiré avait désormais une identité, des yeux , une bouche, un visage... Cela n'a rien avoir avec la beauté, l'amour, le désir d'avoir un enfant. C'était plus une question de représentation. De se dire que c'était elle et de ce fait pas un(e) autre. De s'habituer en quelque sorte à ce que le fantasme devienne une réalité...

Alors évidemment c'est peut être pas très sentimental et un peu loin de la représentation habituelle que l’on se fait de la « première photo », mais c'est comme ça que je l'ai vécu.

 

Et puis, en regardant tous les jours la photo, en l'ayant avec moi, en la présentant à d'autres personnes comme étant celle de ma "presque petite", je me suis réveillée un matin et en regardant une énième fois la photo où elle fait sa petite moue si tristounette, là seulement je me suis sentie heureuse et rassurée.

Et bizarrement à ce moment là je n'ai plus aucun doute sur sa santé ni sur le fait qu'elle me plairait. J'étais sereine. Mes inquiétudes n'étaient plus dirigées vers moi mais vers elle, c'est à dire que finalement ce qui m'inquiétait le plus c'était de la voir si triste sur les photos. Car il faut bien dire que les photos de la présentation n’étaient guère jolies et mettaient par exemple en avant sa cicatrice sur le sommet du crâne.

 

Mon mari lui, était moins serein et nous avons alors pris (et à juste titre) toutes les dispositions pour pouvoir être capable de juger de l'état physique et intellectuel de l'enfant. Nous sommes donc allés avec les photos consulter un pédiatre au CHR. Elle nous a donné quelques repères sur l'évolution d'un enfant de cet âge et a émis quelques hypothèses également sur les retards énoncés (notamment les retards importants de taille et de poids). C'est un médecin fantastique qui a pris la peine de considérer la globalité de l'adoption: non seulement la santé de l'enfant mais nos deux personnalités, nos inquiétudes, notre ressenti et notre histoire aussi. Une belle rencontre qui nous a aidé à partir serein vers notre petite.

 

Nous avons du accélérer le départ pour la Russie et nous avons cavalé pour réunir tous les papiers. J'étais sur Paris en stage loin de mon mari alors j'ai vécu ces derniers jours comme un tourbillon. Pour la première fois je suis également allée acheter un doudou pour elle. Bizarrement des doudous, j'en avais achetés beaucoup ces dernières années en l’attendant mais là j'ai choisi LE doudou officiel. Celui qui lui était destinée à elle maintenant que j’avais sa photo et non le doudou qui était destiné à une représentation d’enfant. J'ai fait toutes les boutiques et étudié chacun on ne peut plus sérieusement et puis j'ai vu celui qui ne pouvait être que SON doudou. C'est un lapin avec des oreilles et une écharpe rose, bref un lapin de fille! Enfin après toutes ces années, je suis ressortie pour la première fois d'une boutique pour enfants les doudous (et oui deux doudous pour en avoir un jumeau a la maison) à la main et le sourire au lèvre. En fait je crois que je me suis sentie plus heureuse à ce moment là que quand on m'a donné la photo. Cela se concrétisait… Je partais vers elle...

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Par temoignageadoption - Publié dans : L'annonce, l'attribution
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Jeudi 9 octobre 2008

Sur ce site, vous trouverez, en plus de pleins d'informations utiles, des témoignages divers de familles adoptives

http://www.quebecadoption.net/

Un grand merci à Huesi qui m'a donné cette adresse...

Par temoignageadoption - Publié dans : Liens
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Dimanche 5 octobre 2008

Trois mois  après leur arrivée, Céline nous raconte l'adaptation de ses deux petites filles adoptées à Haiti
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Je crois effectivement que ces strucures d'acceuil dans lesquels vivent les enfants ont un impact énorme sur leur vie future...
Nos filles ont habités 21 mois dans une maison de petite taille...très petite d'ailleurs...avec environ 60 autres petits ...qui courraient et sautaient partout!!!
Cela est loin d'être une vie acceptable...

Elles ne semblaient jamais avoir d'interdit dans leurs vies (enfin gérer 60 enfants ne doit pas être facile tous les jours non plus...)...
Le mot NON a été déclencheur de crises énormes...qu'il a bien fallu gérer comme nous le pouvions
Ce sont des enfants très très actives... Elles sont très difficile à calmer... Le coin est parfois la solution pour calmer les ardeurs qui mênent tout droit généralement à une bêtise...

Elles ne savaient pas jouer non plus...toutes seules...qu'est ce que j'ai coiffé et habillé comme poupées au début!
Aujourd'hui elles parviennent à se gérer un peu mieux... Alors je peux essayer de les responsabiliser un peu...prendre la douche seule...faire leur lit!

Lorsque nous les avons récupérées, nous avions l'impression d'avoir des pantins, qui ne tenaient à peine debout...qui avaient du mal à marcher...faute de place et de chaussures à leur taille là bas...
Mais qui arrivaient à crier fort et très très fort d'ailleurs...
Au grand desespoir de nos oreilles qui ont encore du mal à s'y faire...
C'est le reste de l'orphelinat aussi je suppose...il fallait bien se faire entendre ...mais j'avoue que parfois...y'en a un peu marre
La grande commence à être plus posée depuis qu'elle va à l'école...ça fait du bien...
Elle arrive à s'occuper seule...enfin
La petite est plus difficile à canaliser ... Elle fait la sieste à l'école donc est en pleine forme lorsque nous la récupérons

Les choses commencent à se poser doucement...mais il a quand même fallu un bon mois et demi d'acclimatation...
La suractivité doit être un palliatif à leur ennui...et à leur nouvelle vie qui doit être extrêmement perturbante à ses débuts:
Nouveaux parents, nouvelle famille, nouveau pays...
quel changement!!
Comment réagirions nous ....nous même si nous devions vivre avec des inconnus, qui ne parlent pas la même langue et que nous n'avions pas forcément envie de rencontrer... Puisque la vie était pas si mal que ça dans une struture où ont vous donnait de quoi vivre: nourris logés, blanchis...

Au début franchement moi j'e manquais de courage et je me suis dit bien des jours en me réveillant que nous avions dû faire une énorme bêtise en partant chercher ces petites...
Aujourd'hui le discours est bien différent...mais cela fait déjà 3 mois...ça passe très vite!!!
mais elles prennent énormément de temps

Une maman parfois exténuée par une suractivité bien présente

Par temoignageadoption - Publié dans : L'adaptation de l'enfant à son nouvel univers
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Mardi 22 juillet 2008

Sur le site de l'apaer (www.apaer.org), se trouvent différents témoignages et informations sur l'adoption en russie.
Le numéro de janvier 2008 de leur journal regroupe de plus les témoignages de familles ayant pour certaines attendues pendant trois ans le jugement d'adoption de leur enfant à Irkoutsk (Sibérie) ainsi que le témoignage très intéressant d'une mère célibataire.
A lire... 
http://www.apaer.org/Nouvelles_de_Michka_06.pdf

Par temoignageadoption - Publié dans : Liens
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